Sur cette photo, elles ont dix huit mois. Vous pouvez comparer avec les précédentes (ici, ici et ici). Elles grandissent, hein ?
Sunday, September 28, 2008
Tellement belles (4)
Sur cette photo, elles ont dix huit mois. Vous pouvez comparer avec les précédentes (ici, ici et ici). Elles grandissent, hein ?
Tuesday, September 23, 2008
Super Papa

Je vais mettre ma modestie de côté. Je suis très fier d'être père de jumelles. J'ai l'impression d'être un super papa.
D'abord, je suis fier d'être capable de gérer deux bébés en même temps, alors que je ne cesse de voir des hommes débordés à la simple idée de devoir gérer une unique couche sale. Et même, en dehors de ça, il en faut beaucoup pour m'impressionner :
- Tu fais des marathons/du parachute/ de la plongée ? Viens dormir moins de 6 heures par nuit pendant trois mois, fais toi vomir dessus tous les jours. Là, au moins tu sauras ce que c'est que de dépasser ses limites.
- Tu as une super Alfa Romeo ? D'abord, j'ai une poussette de compet', super légère, super pratique, avec deux vraies places. Une merveille de technologie dans des matériaux de pointe. Et tu devrais voir dans la rue ce qui attire le plus les regards féminins... Ensuite, j'attends avec impatience le jour où tu devras y placer une poussette ou même simplement un canapé. Je rigolerai bien avec ma Berlingo. Enfin, devine qui se fait un corps d'athlète en ahanant dans les pentes ?
- Tu gagnes plus d'argent que moi ? Et combien d'heures tu passes avec ta famille, ou même simplement ta moitié par mois (Est-ce que tu as seulement un truc comme ça) ?
- Tu fais de la musique/de la peinture/du macramé ? Et tu penses vraiment que tes macramés viendront te rendre visite dans ta maison de retraite ?
Franchement, je ressens souvent qu'être Papa de jumelles fait de moi quelqu'un de spécial. Le simple fait de m'en sortir vivant me donne un petit sentiment de supériorité. Non pas que j'aie vraiment eu le choix, remarquez bien. En plus, quand je vois mes filles tellement mignonnes et intelligentes, en toute objectivité bien sûr, je me dis que je dois bien y être pour quelque chose, même partiellement.
Tout cela compense largement les efforts que j'ai consentis. Dire qu'avant, je ne comprenais pas forcément pourquoi on pouvait être fier de ses enfants.
Les temps changent...
(Wow ... cette conclusion... Ca c'est de la banalité de classe internationale !!!)
Sunday, September 14, 2008
Trajets

J'ai un peu la hantise des trajets en voiture avec mes filles.
Bon, évidemment, il y a d'abord les chargements et les déchargements qui prennent toujours pas mal de temps. Surtout que la quantité de paquets nécessaires pour un départ d'une nuit est quasiment aussi importante que pour une semaine (vu qu'il faut en général emmener les lits, le matériel de bain, les jouets, la poussette et pas mal de vêtements de rechange...).
Ensuite, parfois, tout va bien, elles prennent leur pouce et s'endorment calmement ou babillent tranquillement à l'arrière, voire rient en se faisant des signes mutuellement. Dans ces cas là, les plus fréquents, elles sont vraiment adorables.
Par contre, ça peut être très énervant. Si leur humeur est à geindre, chouiner, hurler, grogner ou encore nous marteler affectueusement le dos avec leurs pieds, j'ai deux solutions pour faire face : soit je conduis, en travaillant mon futur ulcère parce que je ne peux pas intervenir, soit je ne conduis pas et je me tords le dos pour ramasser les livres, gobelets, doudous et autres qu'elles jettent par terre avant de leur rendre, espérant que ces menues offrandes compenseront la terrible offense que nous leur avons faite en les attachant. En plus, dernièrement, avec le stress de mon changement de boulot, j'ai à nouveau fait des torticolis et des douleurs dans le dos (que n'arrangent pas le portage régulier de deux choupettes de 11 kilos). On pourrait espérer que la souffrance endurée pourrait émouvoir leur colère... Mouais, parfois j'ai l'impression que j'aurais plus de succès avec un colibri enragé.
Faire les trajets quand elles ont sommeil, aux heures des siestes ou, si c'est un long trajet, à l'heure où elles se mettent au lit d'habitude pourrait sembler être une solution. En pratique, ça fonctionne plutôt bien, mais il faut quand même encore bien croiser les doigts pour que la mise au lit à l'arrivée se passe bien. Il nous est arrivé de nous retrouver avec deux choupettes en super forme à une heure du matin, se demandant bien pourquoi Papa et Maman ne joueraient pas à tirer leurs chaussettes, là, tout de suite, maintenant.
Au fond, c'est sortir de ma routine confortable que j'ai un peu du mal à faire. Pourtant, au bout des trajets, se passent souvent les moments les plus mémorables de l'année : vacances, soirées entre amis, sorties familiales. Ca vaut bien un petit lumbago ou un petit ulcère.
Saturday, August 2, 2008
Thursday, June 26, 2008
Une famille instantanée

Avoir un seul enfant, pour moi, ce n'était pas assez. J'en ai toujours voulu au moins deux. En fait, si j'étais seul à décider, ce serait sans doute exactement deux. Quoi que... Les deux premières me plaisent tellement que l'idée d'un troisième ne m'effraye plus tant que ça. Ce ne sera quand même pas tout de suite, laissez moi souffler (enfin, si on peut dire que ma vie actuelle me permet de souffler), surtout que, vu notre passé, nous avons une probabilité au dessus de la moyenne de faire des jumeaux à la prochaine grossesse. Pff, j'ai beau aimer le sport, je préfèrerais éviter...
Bref, quoi qu'il en soit, un seul enfant, ça ne m'a jamais semblé suffisant pour constituer une famille complète. Tout ça pour dire que je tire une grande satisfaction d'avoir eu deux enfants d'un coup. Depuis l'échographie qui nous a révélé deux petits battements de coeur, j'adore cette idée de famille instantanée.
P.S. : Il faudra que je raconte un jour cette échographie et l'annonce de la nouvelle, ça en vaut la peine. Remarque : vous avez déjà un avant goût dans mon tout premier message.
Saturday, June 21, 2008
Que faisions nous de nos journées avant?
Les jours de semaine, nous passons une heure le matin à nous occuper de nos filles et deux heures le soir à donner le bain, lire des livres, donner à manger et gagatiser joyeusement. Il faut rajouter une petite demi-heure de rangement après leur coucher. Nous consacrons donc trois heures trente par jour à nos filles (en semaine et quand elles ne sont pas malades). J'ai du mal à l'écrire, parce que je culpabilise en me disant : "Quoi, seulement trois heures trente". Pourtant, je pense que nous sommes plutôt bien lotis : nous avons très peu de trajets et des boulots aux horaires convenables (quasiment jamais plus de 9h de présence sur place et souvent plutôt 8H) et beaucoup de parents qui travaillent aimeraient pouvoir passer autant de temps avec leurs enfants. Malgré cela, ça me parait toujours trop peu quand je l'énonce. Je me demande si la parentalité sera toujours un peu synonyme de culpabilité pour moi.
Ceci dit, il m'est arrivé quelques fois de me retrouver seul avec mes deux filles pour un ou deux jours, parce qu'elles étaient malades. J'ai alors passé le maximum d'heures possibles par jour à me faire tousser dessus par deux petites personnes ne maîtrisant plus ni leurs humeurs, ni leurs sphincters. Je peux vous assurer qu'après ça, j'aspirais à une bonne vieille journée de travail. Sans culpabilité... Non, vraiment, merci, aucune.
Pour en revenir à l'organisation journalière, il faut retenir que nous consacrons trois heures par jour à des activités inconnues auparavant. Et pourtant, notre qualité et notre quantité de travail n'ont pas vraiment changé. J'ai même l'impression que nous faisons plus de choses utiles à côté de nos boulots : pour l'instant, nous travaillons souvent le soir, j'étudie pour mon job et Mon Amour rédige un mémoire. En fait, une grande question me taraude. Autrefois, en ce lointain temps où nous n'avions pas de jumelles, nous nous sentions parfois débordés. Comment est-ce seulement possible ? Que faisions nous de nos journées avant ?
P.S.: Est-ce que quelqu'un connaît un moyen pour éviter qu'un bébé vous bave dessus quand vous le portez ? J'en ai un peu assez de la tâche morveuse qui orne l'épaule droite de tous mes t-shirts.
Ceci dit, il m'est arrivé quelques fois de me retrouver seul avec mes deux filles pour un ou deux jours, parce qu'elles étaient malades. J'ai alors passé le maximum d'heures possibles par jour à me faire tousser dessus par deux petites personnes ne maîtrisant plus ni leurs humeurs, ni leurs sphincters. Je peux vous assurer qu'après ça, j'aspirais à une bonne vieille journée de travail. Sans culpabilité... Non, vraiment, merci, aucune.
Pour en revenir à l'organisation journalière, il faut retenir que nous consacrons trois heures par jour à des activités inconnues auparavant. Et pourtant, notre qualité et notre quantité de travail n'ont pas vraiment changé. J'ai même l'impression que nous faisons plus de choses utiles à côté de nos boulots : pour l'instant, nous travaillons souvent le soir, j'étudie pour mon job et Mon Amour rédige un mémoire. En fait, une grande question me taraude. Autrefois, en ce lointain temps où nous n'avions pas de jumelles, nous nous sentions parfois débordés. Comment est-ce seulement possible ? Que faisions nous de nos journées avant ?
P.S.: Est-ce que quelqu'un connaît un moyen pour éviter qu'un bébé vous bave dessus quand vous le portez ? J'en ai un peu assez de la tâche morveuse qui orne l'épaule droite de tous mes t-shirts.
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